CRITIQUE – Les aquarelles de Gustave Moreau illustrant les Fables de La Fontaine n’étaient connues que des spécialistes. Elles sont visibles pour quelques semaines encore dans son musée parisien.

Il avait fait venir des grenouilles dans son atelier. Comme un savant dans son laboratoire, Gustave Moreau s’était mis à disséquer les textes de La Fontaine. Il était allé, comme Delacroix, au Jardin des Plantes. Il avait dessiné au crayon l’éléphant Bangkok. Un riche amateur marseillais, Antony Roux, passionné par la technique de l’aquarelle alors très en vogue, lui avait commandé des illustrations pour un volume des Fables. À la fin de 1879, Moreau lui a envoyé le frontispice.

Très vite, ils s’écrivent, s’apprécient, deviennent amis. Un immense et méticuleux chantier commence. L’artiste trouve dans ses godets l’éclat des pierres précieuses qu’il disposait dans ses compositions mythologiques, superpose des touches transparentes aussi brillantes que les plumes du paon qui a posé pour lui à la ménagerie du Muséum d’histoire naturelle, ajoute çà et là des rehauts de gouache.

Il se documente dans les livres, s’inspire des planches d’un périodique populaire, Le Magasin pittoresque. Très libre…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 72% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ? Connectez-vous

Exposition: les grenouilles, le peintre et l’éléphant – Le Figaro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *