En cette période des fêtes de fin d’année, nous vous proposons de faire le plein de culture et de bonnes résolutions, au Congo, au Maroc et à Londres. Avant de se retrouver, bon pied, bon œil, le 7 janvier 2022.

  • « Ubuntu, un rêve lucide » au Palais de Tokyo à Paris

Jusqu’au 20 février, le Palais de Tokyo propose « Ubuntu, un rêve lucide », conçu par la commissaire d’exposition germano-camerounaise Marie Ann Yemsi. Réflexion autour de la notion humaniste sud-africaine « ubuntu » qui signifie « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous », l’exposition entend matérialiser l’idéal d’un monde décloisonné, qui place en son cœur la relation et l’abolition des frontières.

Parmi les artistes exposés, le Malgache Joël Andrianomearisoa, le Brésilien Jonathas de Andrade, et le Zimbabwéen Kudzanai Chiurai qui nous invite avec « The Library of Things We Forgot To Remember » (« la librairie des choses dont nous avons oublié de nous souvenir ») à un captivant voyage dans le temps, retraçant le combat pour l’indépendance du Zimbabwe dans les années 1970, à travers des photos, des tracts ou des vinyles de chants de lutte, ainsi que des œuvres d’autres artistes africains.

Notons également ce week-end, les 18 et 19 décembre, l’événement « Afrikadaa : les Révoltes silencieuses ». A l’occasion de la sortie du nouveau numéro de la revue interactive d’art contemporain Afrikadaa consacré aux manifestations de résistance dans les territoires d’outre-mer (Antilles, Guyane et océan Indien), plusieurs artistes proposeront performances, lectures et sessions musicales. Le tout dans un décor imaginé par Jay Ramier, artiste pluridisciplinaire né en Guadeloupe auquel le Palais de Tokyo consacre l’exposition « Keep the fire burning (Gadé difé limé) », jusqu’au 20 mars.

Plus d’informations sur palaisdetokyo.com

  • « S’ouvrir davantage au monde », le thème du festival Mantsina sur scène à Brazzaville

Créé par plusieurs dramaturges, metteurs en scène et comédiens congolais, dont Dieudonné Niangouna, le festival Mantsina sur scène tient sa 18e édition jusqu’au 22 décembre à Brazzaville en République du Congo. Après une édition 2015 dédiée à l’auteur Sony Labou Tansi et une édition 2019 qui rendait hommage au dynamisme de la jeune création, l’année 2021 est placée sous le désir de « S’ouvrir davantage au monde ». Au programme, du théâtre bien sûr mais aussi de la danse, des lectures, de la vidéo et des performances. Entre autres : « Réalités aveuglées » de et par Mixiana Laba (dimanche 19 décembre, Marché Sadelmi) et « La traversée » de Sylvie Dyclo-Pomos, mise en scène par Justin Pametoyi et interprétée par la compagnie Théâtre Académie (lundi 20 décembre à 18 heures, Gare aux Pieds nus).

Jusqu’au 22 décembre. Tout le programme sur la page Facebook du festival.

  • La peintre Joy Labinjo exposée à Marrakech et dans le métro londonien

Depuis le 11 novembre et pendant un an, Joy Labinjo expose son travail dans la station de métro Brixton, à Londres. La peintre britannique est la cinquième artiste invitée du programme « Art on the Underground », qui a déjà présenté, entre autres, les peintures murales du Caraïbéen Denzil Forrester et la Nigériane Njideka Akunyili Crosby.

Joy Labinjo a grandi au Royaume-Uni dans une famille originaire du Nigeria. Elle puise dans son expérience, ses souvenirs et des photos, pour explorer les thèmes de la mémoire et de l’appartenance. L’effervescente station de Brixton, quartier dans lequel elle a eu son premier studio, lui a inspiré un tableau aux couleurs vives et aux lignes dynamiques. « Five more minutes » représente un lieu typique de Brixton, très important pour elle mais aussi pour de nombreuses femmes noires en Angleterre : le salon de coiffure afro-caribéen. Celui, imaginaire, qu’elle a peint saisit l’intimité qui règne dans ces endroits, la concentration des coiffeurs, le lâcher-prise des clientes, tout en laissant deviner les conversations et les rires.

« Five more minutes », peinture de Joy Labinjo (2021) exposée dans la station de métro Brixton à Londres, dans le cadre de l’exposition « Art on the Underground ». « Five more minutes », peinture de Joy Labinjo (2021) exposée dans la station de métro Brixton à Londres, dans le cadre de l’exposition « Art on the Underground ».

Sur le continent africain, le travail de Joy Labinjo est aussi visible à Marrakech, dans le cadre de l’exposition collective « L’Art, un jeu sérieux », jusqu’au 14 février 2022 au Musée d’art contemporain africain Al-Maaden (Macaal). Les tableaux de Joy Labinjo côtoient plus de 80 œuvres de 64 artistes, dont la Marocaine Mariam Abouzid Souali, la Canadienne d’origine sud-coréene GaHee Park et le Marocain Simohammed Fettaka.

Plus d’information sur https://art.tfl.gov.uk/projects/5moreminutes/et http://macaal.org/

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original

Théâtre à Brazzaville, art contemporain à Marrakech et à Paris : l’agenda culturel du « Monde Afrique » – Le Monde
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