Chaque vendredi, l’agenda culturel du Monde Afrique vous propose des activités à suivre ou à faire sur le continent, en France et ailleurs dans le monde.

  • Voyage immobile dans les métropoles africaines à la galerie Art-Z

« Dream City », de Mamadou Cissé, feutre et stylo bille sur papier, 21 x 28cm. « Dream City », de Mamadou Cissé, feutre et stylo bille sur papier, 21 x 28cm.

Avec « Africa Urbis. La ville africaine en 100 petits formats », la galerie Art-Z propose une « exposition itinérante » à travers les métropoles du continent, depuis le 11e arrondissement de Paris. Cent petits formats, livres, tirages limités et dessins sont à découvrir jusqu’au 18 décembre.

On embarque pour Dakar avec Ndoye Douts, artiste plasticien sénégalais né à Sangalkam en 1973 et très inspiré par le quartier de la Médina, où il vit. Sa peinture raconte l’architecture foisonnante de la ville, que sa série Gueule tapée (2012) montre tel un vaisseau flottant dans l’espace.

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Direction Nairobi, avec les dessins à l’encre noire du Kényan Onyis Martin qui imagine des corps d’oiseaux et d’hommes en perpétuel mouvement. Puis Abidjan, avec l’artiste maître du recyclage Mounou Désiré Koffi et ses scènes de rue (La Moquerie, La Petite Pause) composées à partir de claviers de téléphone et d’acrylique.

Le voyage se poursuit à Harare, avec les dessins de la série The War de l’artiste zimbabwéen Rashid Jogee ; à Johannesburg avec Clifford Charles ; à Bamako, à Kinshasa ou à Pointe-Noire avec les photographes Malick Sidibé, Jean Depara et Studio Pellosh. Et s’achève ailleurs, dans les villes utopiques de Mamadou Cissé.

Informations : galerie Art-Z

  • Ballaké Sissoko et ses invités en concert à la Fondation Cartier

Depuis sa sortie au printemps, on ne se lasse pas d’écouter Djourou de Ballaké Sissoko. Le koriste malien, né à Bamako en 1967 dans une grande famille de djèli (musiciens conteurs et détenteurs de la tradition orale en pays mandingue), définit le titre de son album comme « la corde qui le relie aux autres ». D’où le nombre important d’invités sur ce nouvel opus : la musicienne et chanteuse Sona Jobarteh, première femme koriste professionnelle, avec qui Ballaké Sissoko signe le sublime duo de koras Djourou ; Salif Keïta, dont la voix bouleverse dans Guelen ; la chanteuse Camille, qui se prête à un émouvant dialogue voix/cordes dans Kora ; le rappeur Oxmo Puccino dans Frotter les mains, conçu comme un hommage à cette partie du corps et au jeu du maître koriste ; le chanteur et guitariste Piers Faccini dans Kadidja, tout en harmonie et douceur.

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Le clarinettiste Patrick Messina, le chanteur du groupe Feu ! Chatterton Arthur Teboul et le violoncelliste et bassiste Vincent Ségal – complice au long cours depuis l’album Chamber Music de 2009 – font également partie de l’aventure. Ils seront sur scène aux côtés de Ballaké Sissoko le 13 décembre à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris, dans le cadre des « Soirées nomades » organisées par l’institution.

Informations : Fondation Cartier pour l’art contemporain

  • Jonglage musical et danse en Seine-et-Marne

« Maputo-Mozambique »,  un spectacle créé par Thomas Guérineau avec des artistes jongleurs mozambicains. « Maputo-Mozambique »,  un spectacle créé par Thomas Guérineau avec des artistes jongleurs mozambicains.

L’histoire de Maputo-Mozambique débute en 2011 au Centre culturel franco-mozambicain où Thomas Guérineau est invité à former de jeunes artistes à la pratique du jonglage musical. Lui-même jongleur depuis ses 15 ans, l’artiste originaire de Tours pratique la danse, la musique et le mime. Autant d’expressions qu’il imbrique dans ses créations.

Dans ce spectacle, sept Mozambicains, Ernesto Langa, José Joaquim Sitoë, Lourenço Vasco Lourenço, Nhumaio, Valdovino De Sousa, Dimas Tivane et Fenias Issaque – à la Ferme du buisson (77), mercredi 15 décembre dans l’après-midi, ils ne seront que quatre –, font naître de la musique et du mouvement avec leurs corps, leurs voix et toutes sortes d’instruments et d’objets de matières diverses : tambours, sacs en plastique, massues, balles de jonglage. L’alternance de sons doux et forts, de gestes lents et rapides, les couleurs vives et la complicité des artistes produisent une impression profonde de joie et de poésie.

Spectacle tous publics, à partir de 6 ans. Informations : La Ferme du buisson

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original

Kora, jonglage musical et art contemporain à Paris : l’agenda culturel du « Monde Afrique » – Le Monde
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