Du Tate Modern au Palais idéal du Facteur Cheval, voici nos 5 expos d’art contemporain pour l’hiver 2021 et parfois jusqu’au printemps 2022.

Kapoor aux pinceaux, Oxford. Tournant le dos au Kapoor sculpteur, le Modern Art Oxford dévoile ses peintures, rarement exposées. Dès le début de sa carrière, Anish Kapoor déclarait : « Je suis un peintre travaillant comme un sculpteur. » L’exposition propose au visiteur une expérience totale, puisque des toiles monumentales, où dominent des rouges et des noirs profonds, sont associées à un ensemble d’œuvres au sol, réalisées dans une silicone visqueuse évoquant les entrailles du corps. Ces œuvres viscérales ont été réalisées durant la dernière année de pandémie. Anish Kapoor : Painting, Modern Art Oxford, jusqu’au 13 février. modernartoxford.org.uk

L’art activiste de Lubaina Himid, Londres. En 2017, Lubaina Himid est devenue la première femme noire à remporter le prix Turner, qui est l’un des prix d’art contemporain les plus prestigieux au monde. Bien qu’elle soit peu connue en France, cette artiste britannique majeure est également commissaire pour des expositions qui marquent l’histoire de l’art. Lubaina Himid a été l’une des premières artistes à s’impliquer dans le mouvement Black Art, au Royaume-Uni, dans les années 80. Elle a ainsi largement contribué à mettre en lumière des artistes noirs alors sous-représentés et elle continue, pour sa part, de créer un art militant sur le thème des reconquêtes des identités. L’exposition présente un large spectre de la production de cette activiste culturelle, qui hybride arts africain et occidental, à travers ses peintures, ses gravures, ses dessins, ses collages et, surtout, ses installations qui célèbrent la créativité des Noirs et des personnes de la diaspora africaine, et tout particulièrement celle des femmes, tout en remettant en cause leur invisibilité. Lubaina Himid, Tate Modern, jusqu’au 3 juillet. tate.org.uk

The Operating Table, 2017.
The Operating Table, 2017. private-collection-lubaina-himid

Archi Varda, Hauterives. Agnès Varda aimait l’idée d’édifices authentiques, construits avec des matériaux de récupération. C’est sans doute pour cette raison qu’elle s’est rendue au Palais idéal du Facteur Cheval dès les années 50 et que, tombée amoureuse du lieu, elle y est retournée tout au long de sa vie, photographiant à maintes reprises le bâtiment et ses visiteurs. L’exposition réunit ses images du Palais idéal et d’autres aussi, pour la plupart inédites, qu’elle a prises à Sète, dont elle cadre les merveilleuses cabanes de pêcheurs faites de bric et de broc, ou à Los Angeles, où elle s’attarde sur les Watts Towers, ces étonnantes tours qui associent des câbles d’acier et du ciment incrusté de morceaux de verre, de débris de vaisselle, etc. Architextures et perspectives, Palais idéal du Facteur Cheval, jusqu’au 3 avril. facteurcheval.com

Les Dites Cariatides, Agnès Varda.
Les Dites Cariatides, Agnès Varda. cine-tamaris

Deux expos d’art contemporain à Paris pour cet hiver

Hockney en Normandie. Certains artistes ont vécu le confinement comme une aubaine. C’est le cas de David Hockney, qui s’est installé dans une belle maison à colombages du pays d’Auge, et qui a produit, en l’espace de quelques mois, 118 œuvres réalisées sur… iPad. Fini les pinceaux et la toile, l’artiste se sert de l’application Brushes, qu’il a fait améliorer par un mathématicien, de façon à obtenir une nouvelle version qui autorise des effets comme s’il peignait à l’huile ou à l’aquarelle… À la manière des impressionnistes, il saisit les changements de lumière et les caprices du climat de la Normandie, restitue les pommiers en fleur et les meules de paille, épanche sa joie de peindre en avivant le vert tendre des champs. Dans la grande galerie du musée de l’Orangerie, ce sont des impressions sur papier qu’il présente, sous la forme d’une spectaculaire frise de 90 m de long. David Hockney. A Year in Normandie, musée de l’Orangerie, jusqu’au 14 février. musee-orangerie.fr

Kiefer en son palais. Depuis 2009, les ateliers d’Anselm Kiefer sont installés dans d’anciens entrepôts, à Croissy-Beaubourg, non loin de Paris. C’est dans cet espace de 60 000 m² qu’il a créé la trentaine de nouvelles peintures qui sont exposées au Grand Palais éphémère, dans le cadre de Monumenta. Ces peintures sont dédiées au grand poète juif roumain Paul Celan, rescapé des camps de la mort, et elles entrent dans la continuité d’autres toiles hommages créées en 2005. L’exposition prend la forme d’un atelier de peintre et les tableaux, au lieu d’être accrochés aux murs, sont posés sur des roulettes, « comme les mémoires non traitées de notre existence humaine ». Anselm Kiefer, Grand Palais éphémère, du 16 décembre au 11 janvier. grandpalais.fr



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Art contemporain : 5 expos pour l’hiver de Londres à Hauterives – The Good Life
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