Gustave Courbet a inspiré aussi bien David Hockney qu’Olivier Blanckart. Auteur de « L’origine du monde », ce gros plan féminin, tellement intime, exposé au musée d’Orsay, le peintre a déclenché des polémiques au XIXe siècle en osant une peinture réaliste pour « faire de l’art vivant ». Dès lors, on s’étonne moins des provocations de Damien Hirst, de Jeff Koons, de Marina Abramocic, de Yayoi Kusama ou d’Esther Ferrer. Autant d’artistes qui, grâce à l’audace des anciens, ont osé pousser le bouchon. C’est ce parcours historique que nous décrit Élisabeth Couturier dans son précieux guide. Cette journaliste – plus de vingt ans à Paris Match ! – possède l’art d’expliciter les démarches même les plus saugrenues. Sa connaissance encyclopédique des chefs-d’œuvre du passé lui donne les outils pour tracer des parallèles entre hier et aujourd’hui. Elle décode et apprivoise ainsi toutes les réticences. En refermant son livre, on a fait un grand pas dans la compréhension de l’art contemporain.

« Art contemporain. Ce qu’il doit aux chefs-d’œuvre du passé », d’Élisabeth Couturier, éd. Flammarion, 224 pages, 24,90 euros.

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Art contemporain rime avec maîtres anciens – Paris Match
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