Chaque vendredi, l’agenda culturel du Monde Afrique vous propose des événements à suivre sur le continent, en France et ailleurs dans le monde.

  • La Mauritanie invitée à Tunis

L’écrivain mauritanien Beyrouk, à Oualata, en novembre 2018. L’écrivain mauritanien Beyrouk, à Oualata, en novembre 2018.

Inaugurée vendredi 12 novembre, la 36e édition de la Foire internationale du livre de Tunis se tient jusqu’à dimanche au palais des expositions du Kram, avec la Mauritanie comme pays invité. Après un premier week-end marqué par un atelier de création collective de bandes dessinées et la venue des écrivains Dany Laferrière et Yamen Manaï, la manifestation se poursuit avec d’autres rencontres professionnelles, dédicaces, lectures à voix haute pour les enfants, jeux et « causeries » littéraires.

Temps fort de ce vendredi, la rencontre à 16 heures avec l’écrivain mauritanien de langue française Beyrouk. L’auteur phare de la maison d’édition tunisienne Elyzad s’entretiendra de son roman paru en mai, Le Silence des horizons, avec son éditrice, Elisabeth Daldoul. Ainsi que, on l’espère, de l’ensemble de son œuvre dédiée au Sahara et à ses peuples, si bien décrits dans Le Tambour des larmes (Elyzad, 2015, prix Ahmadou-Kourouma).

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Samedi, l’écrivaine et enseignante originaire de Sousse Iman Bassalah parlera de son roman A gauche du lit (éd. Anne Carrière), sur une professeure de lettres bouleversée par l’assassinat d’un collègue, décapité. Enfin, dimanche, l’auteur et illustrateur algérien installé à Tunis Salim Zerrouki présentera Comment réussir sa migration clandestine (éd. Lalla Hadria/Encre de nuit), son roman graphique qui offre, en neuf histoires indépendantes et avec une bonne dose d’humour noir, une autre vision de la crise migratoire.

Tout le programme : http://institutfrancais-tunisie.com

  • Le « désir d’humanité » de Barthélémy Toguo

« Road to Exile », une œuvre de Barthélémy Toguo, ici au Mucem de Marseille en janvier 2020. « Road to Exile », une œuvre de Barthélémy Toguo, ici au Mucem de Marseille en janvier 2020.

La Fondation Dapper présente jusqu’au 5 décembre au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, à Paris, une exposition monographique de Barthélémy Toguo. Certaines des œuvres de l’artiste originaire du Cameroun sont mises en résonance avec des pièces d’art ancien africain, dans l’intention de proposer des clés de lecture au public.

Renommée sur la scène internationale et dans les plus grands musées depuis la fin des années 1990, l’œuvre de Barthélémy Toguo dénonce les dysfonctionnements du monde actuel tout en célébrant le vivant et la beauté. De l’artiste né à Mbalmayo en 1967, on connaît surtout les aquarelles et les installations monumentales. Ses œuvres Urban Requiem et Road to Exile interrogent la notion de liberté d’aller et venir, tandis que Homo Planta raconte un souhait d’harmonie entre l’homme et la nature. Pour le Quai Branly, l’artiste a créé Water Matters, une installation qui dénonce l’inégal accès à l’eau des habitants du monde.

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L’exposition « Désir d’humanité. Les Univers de Barthélémy Toguo » donne envie de se rendre à Bandjoun, dans l’ouest du Cameroun, où l’artiste a fondé un centre culturel. Devenu citoyen français, il vit aujourd’hui entre l’Europe et son pays natal. La Bandjoun Station abrite des collections d’art et accueille des logements-ateliers pour les artistes du monde entier, invités à développer des projets en harmonie avec les locaux. L’idée de Toguo est de faire cohabiter l’art contemporain international et l’art classique africain dans un même espace, sans hiérarchie. Ce désir de dépasser les frontières pourrait bien être une clé majeure de son œuvre.

Plus d’informations : www.quaibranly.fr et barthelemytoguo.com

  • Le neuvième art à Yaoundé et Douala

Après le festival ivoirien « Cocobulles », qui s’est tenu le week-end dernier dans la commune de Treichville, à Abidjan, la bande dessinée est mise à l’honneur au Cameroun. La 12e édition du Mboa BD Festival a ouvert ses portes mercredi et durera jusqu’à samedi à Yaoundé. La manifestation se déplacera ensuite à l’Institut français de Douala du 24 au 27 novembre.

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Consacrée au numérique, cette édition du Mboa BD Festival ambitionne de répondre aux questions et attentes des auteurs et lecteurs africains, qui sont de plus en plus nombreux à créer et lire des BD sur Internet et les réseaux sociaux. Au programme, des rencontres, des dédicaces, des masterclass et des ateliers pour apprendre à créer son propre « webtoon » (BD en ligne), ainsi qu’une conférence sur le « kabinda », présenté comme un style graphique à part entière, aussi reconnaissable que les comics américains ou la ligne claire franco-belge.

Le programme complet : https://www.mboabd.org

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Livre à Tunis, art contemporain à Paris, BD au Cameroun : l’agenda culturel du « Monde Afrique » – Le Monde
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